Fruit d’un partenariat ayant duré 9 mois entre l’Association de la Continuité des Générations (ACG) et le Fonds Canadien d’Initiatives Locales (FCIL/CFLI), le projet « Femmes actrices du changement » a été clôturé mercredi 4 mars en présence d’une vingtaine de femmes bénéficiaires des interventions du projet et des formateurs et représentants de structures d’appui ayant contribué à sa mise en œuvre.
Parmi les 20 projets accompagnés et présentés par les bénéficiaires, cinq ont été sélectionnés et doivent bénéficier d’un coaching personnalisé en vue de leur concrétisation et d’un appui en, équipements, matériel et matières premières. Ces projets couvrent plusieurs secteurs notamment l’artisanat, l’agriculture, la valorisation des déchets textiles et la transformation de produits végétaux.
Le développement durable
L’objectif général du projet consiste, en effet, à renforcer l’autonomisation économique et sociale des femmes de la région de Sfax, des îles Kneiss et de Kerkennah, en développant leurs capacités entrepreneuriales et en les accompagnant dans la création de projets à impact économique, social et environnemental durable.
Il vise également à renforcer l’implication des femmes dans la gestion des ressources naturelles et la conservation des écosystèmes locaux.
Ouvrant les travaux de l’atelier de clôture, la Présidente de l’ACG, Dr Sana Taktak Keskes a mis en avant l’importance du projet et son rôle dans l’implication et l’intégration des femmes ainsi que dans leur sensibilisation au développement durable en tant que reflexe, comportement et prise de conscience.
Témoignages authentiques
La séance de témoignages présentées par les bénéficiaires a en lumière la plus-value du projet et son impact sur les femmes et leur intégration socio-économiques.
Pour l’artisane Dorra Daouad, le projet a consolidé sa confiance en elle et l’a accompagnée dans la concrétisation de son rêve : transformer les déchets en des accessoires et produits artisanaux, tout en consolidant ses capacités managériales et ses Soft Skills.
De son côté, Saoussen Abdallhah a souligné les bienfaits des formations qu’elle a bénéficié et les opportunités offertes pour créer un projet à partir de ressources très limitées et valoriser les déchets et les problématiques environnementales, en particulier les déchets en plastiques.
Mme Latifa Laatar a, quant à elle, salué l’initiative de l’ACG et son accompagnement dans son parcours professionnel dans le domaine de l’artisanat ainsi que l’enrichissement de son réseau relationnel.
Chiffres clés
Il convient de noter qu’au départ, 112 enquêtes de terrain ont été réalisées avant l’élaboration d’une étude socioéconomique et environnementale portant sur les femmes bénéficiaires, leurs revenus, leurs potentiels et les défis auxquels elles font face et sur l’un impact environnemental. Par la suite, une campagne de sensibilisation et des formations thématiques ont été organisées.
Ces formations ont porté notamment sur l’entreprenariat et la création d’entreprises, l’environnement, la gestion des projets, le marketing et la vente, la gestion financière…
Les résultats, tels que présentés par Chaima Aloulou, cadre de l’ACG, sont édifiants. 40 des femmes ont acquis et amélioré leurs connaissances environnementales ; 40 des femmes participantes ont renforcé leurs compétences en gestion entrepreneuriale, appris à définir un positionnement de marque distinctif et à aligner stratégiquement leurs projets avec la demande locale ; enfin 20 des participantes ont développé une sensibilité environnementale et ont amélioré leurs projets grâce aux différentes sessions de formation.
Mohamed Sami KECHAOU
