Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Brahim Bouderbala, a adressé deux messages au peuple tunisien, lors de la deuxième séance plénière conjointe tenue le lundi 9 décembre 2024. Au cours de cette séance, les membres de l’ARP et du Conseil national des régions et des districts ont examiné un projet de texte unifié concernant les dispositions controversées de la Loi de finances pour 2025. Ils ont ensuite annoncé leur intention de transmettre deux messages à la population : l’un visant à rassurer les Tunisiens sur leur présent et leur avenir, et l’autre, un message d’espoir, soulignant la nécessité de sortir de la situation actuelle pour garantir un avenir meilleur pour le pays.
M. Bouderbala a rappelé que, dans le cadre de leur travail commun, les membres des deux chambres parlementaires ont mis en œuvre les principes de la Constitution du 25 juillet 2022, qui représente le fruit d’un processus débuté en juillet 2021, lorsque le peuple tunisien, après une décennie marquée par des difficultés, a répondu à l’appel du président de la République et aux mesures qui ont suivi, afin de sauver la nation.
Le président de l’ARP a également mis en avant les qualités du parlement, affirmant qu’il représente toutes les catégories sociales du pays. Il a insisté sur le fait qu’aucune région ou zone ne serait favorisée par rapport à une autre, soulignant l’égalité des droits, devoirs et aspirations de toutes les régions. Ainsi, selon lui, les deux chambres législatives s’efforceront de répondre aux attentes du peuple tunisien. M. Bouderbala a également assuré que l’ARP et le Conseil national des régions et des districts respecteront leurs prérogatives constitutionnelles en matière de législation et de contrôle.
Ce discours survient dans un contexte où plusieurs voix proches du camp présidentiel ont exprimé leur mécontentement concernant l’attitude des députés lors des discussions sur le projet de la Loi de finances pour 2025. Certains ont même demandé la dissolution du parlement ou le retrait de confiance à certains élus, les accusant de liens avec des lobbies présumés.