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Tunisie

Carte d’enregistrement temporaire pour faciliter le retour volontaire des migrants

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Dans le cadre de la recherche de solutions pratiques et équilibrées pour la gestion du dossier de la migration irrégulière en Tunisie, le député au Conseil national des régions et des districts, représentant du gouvernorat de Ben Arous, Marouen Zayen, a présenté une proposition de stratégie nationale adressée au ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger. Cette stratégie repose essentiellement sur la mise en place d’un nouveau mécanisme administratif intitulé « Carte d’enregistrement temporaire pour faciliter le retour volontaire » ainsi que sur l’activation d’une diplomatie proactive.

Cette proposition vise à contribuer à l’organisation de ce dossier sensible de manière pratique, tout en préservant la souveraineté de l’État tunisien, conformément au principe selon lequel « la Tunisie n’est ni une plateforme de transit ni un pays de réinstallation ». Elle vise également à améliorer la gestion des données relatives aux migrants en situation irrégulière, tout en respectant les engagements internationaux de la Tunisie en matière de droits de l’homme, notamment à travers l’encouragement du retour volontaire par des mécanismes innovants.

La carte proposée constitue un document administratif permettant l’enregistrement des données biométriques des migrants et leur intégration dans une base de données nationale afin de faciliter la gestion de ce dossier sensible. Elle ne confère aucun droit de résidence légale ni d’asile sur le territoire tunisien, mais vise essentiellement à encadrer et faciliter le processus de retour volontaire vers les pays d’origine.

L’initiative prévoit également une approche progressive reposant sur le principe « encourager avant de dissuader », en accordant aux personnes enregistrées une priorité dans les programmes de retour volontaire soutenus par la communauté internationale, notamment ceux mis en œuvre par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), incluant l’accès à des billets de retour et à des programmes de réintégration dans les pays d’origine.

Sur le plan opérationnel, la proposition recommande le renforcement de la coopération avec les ambassades des pays d’origine, la mise en place de consulats mobiles pour délivrer des laissez-passer rapidement, ainsi que l’établissement d’un système informatique sécurisé reliant les centres d’enregistrement aux institutions concernées.

Le projet prévoit une feuille de route en quatre phases : une phase de préparation de deux mois, suivie d’une période d’enregistrement volontaire de trois mois accompagnée d’une campagne de sensibilisation, puis une phase de retours volontaires intensifs, avant l’application stricte de la loi à l’encontre des personnes refusant de s’inscrire dans ce dispositif.

Selon le député Marouen Zayen, cette initiative vise à ouvrir un débat national responsable sur la gestion du dossier de la migration irrégulière, dans une approche réaliste et équilibrée permettant de protéger les intérêts nationaux de la Tunisie tout en préservant la stabilité sociale dans les différentes régions.

Il insiste également sur le fait que cette approche repose sur l’organisation des données et l’encouragement des solutions volontaires, permettant ainsi à l’État tunisien de maîtriser ce dossier de manière souveraine et structurée.

Hamza Ben Mrad

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