Congrès du SNJT : la liberté de la presse au cœur des inquiétudes

Published:

  1. La défense de la liberté de la presse, la dénonciation de la détention de journalistes et les restrictions d’accès à l’information ont dominé les interventions lors du 7e congrès du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), samedi 10 octobre 2026.
  2. Avocats, élus et représentants de la société civile ont souligné l’urgence de préserver les libertés fondamentales et de garantir aux journalistes les conditions nécessaires à l’exercice de leur métier.Parmi les personnalités présentes figuraient notamment le secrétaire général de l’UGTT, Slaheddine Selmi, le bâtonnier Boubaker Ben Thabet, le président de la LTDH, Bassem Trifi, ainsi que plusieurs représentants d’organisations professionnelles et des députés.Le congrès a toutefois été marqué par l’absence de nombreux médias, particulièrement ceux du secteur public, soulevant des interrogations sur la place accordée à cet événement dans le paysage médiatique tunisien.
  3. Prenant la parole, Boubaker Ben Thabet a salué les sacrifices des journalistes pour une presse libre et indépendante, tout en dénonçant la dégradation de la situation. Il a réaffirmé son soutien au SNJT et appelé à la libération des personnes détenues, indépendamment de leurs appartenances.
  4. De son côté, l’ancien secrétaire général de la Fédération internationale des journalistes, Anthony Bellanger, a exprimé sa solidarité avec les journalistes détenus et leurs familles. Il a appelé à leur libération et à l’abandon des charges retenues contre eux, déclarant : « Le journalisme libre et indépendant doit continuer à vivre en Tunisie ».
  5. Le député Thabet El Abed a, pour sa part, dénoncé les pressions exercées sur les journalistes et insisté sur la nécessité de garantir leurs droits et leur sécurité juridique. Il a également appelé au respect du droit à un procès équitable et à un recours proportionné à la détention.
  6. Au-delà des revendications syndicales, les interventions ont souligné que la liberté d’informer demeure indissociable du respect des droits fondamentaux. L’absence remarquée de nombreux médias, notamment publics, vient ajouter une interrogation sur la place accordée à la défense de la profession et au pluralisme médiatique en Tunisie.

Actualités.