FIFEJ Sousse 2026 : jeunesse, cinéma et lutte contre le harcèlement et les discours de haine au cœur d’une conférence engagée

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Dans le cadre des activités parallèles de la 15ème édition du Festival international du film pour l’enfance et la jeunesse de Sousse (FIFEJ), l’association Ado+, en association avec le festival et en collaboration avec l’Institut arabe des Droits de l’Homme, a organisé à l’Institut français de Sousse, dans la matinée de ce mercredi 8 avril 2026, une conférence traitant deux thèmes , le premier « Les images qui protègent : médiation artistique et innovation contre les violences envers les adolescent.es », et le second sous l’intitulé « Les enfants s’engagent : ensemble face aux discours de haine ». Et ce, en présence de jeunes collégiens, le premier groupe d’un établissement de Sousse et le second d’un autre de Sfax.

Après la projection de deux courts-métrages, l’un au sujet du comportement agressif entre jeunes écoliers, sur la base d’une situation où l’un se trouve harcelé par son camarade jouant deux rôles dans une pièce de théâtre scolaire, inspirée du célèbre conte « Le petit chaperon rouge ».

La victime dans ce film, dans le rôle d’un arbre de la forêt, est forcée de ne jamais parler, malgré les provocations de son offenseur, l’autre élève dans le rôle du loup.

Et lors d’une scène où ce dernier tente d’amadouer le Chaperon rouge pour qu’elle le suive, le jeune sur scène, « l’arbre », ne supportant pas cette situation risquée pour sa camarade, n’hésita pas à crier fort pour conseiller à son amie de ne pas obéir au méchant loup…

Alors que le second court-métrage, un film d’animation, reprend une histoire tirée de la réalité, au sujet de deux frères vivant à Gaza et victimes d’une attaque sioniste sur le véhicule de leurs parents qui y perdirent la vie. Assumant la responsabilité de son petit frère qui a été lui  amputé d’un bras lors du bombardement de leur voiture, il devait lui assurer de quoi manger ; une tâche difficile sous le blocus sauvage de l’occupant.

Le parachutage de colis de nourriture poussa l’aîné à s’aventurer en mer pour ramener une part de ces aides, là où il faillit perdre la vie, noyé…

Deux sujets et deux exemples sur la difficulté des rapports entre les jeunes qui ont été la base d’une discussion où les collégiens exprimèrent leurs positions, leurs réflexions, leurs réactions face à ces situations et partagèrent leurs idées.

Une conférence à l’adresse de ces jeunes élèves visant à les sensibiliser sur les enjeux liés aux discours de haine, à la maltraitance et au harcèlement moral, verbal et parfois physique. Face à cela, le but étant d’autre part de promouvoir la tolérance, le respect d’autrui, d’accepter la différence et de trouver les solutions qui aideront les victimes à surmonter ces atteintes injustifiées et inacceptables.

Un débat animé par Mme Najet Hosni, pédagogue et membre de l’Institut arabe des Droits de l’Homme qui a dirigé et orienté les débats parmi les jeunes présents dans l’objectif de les faire réagir et dégager les idées et leurs impressions au sujet proposé.

Intervenant, M. Abdelbasset Ben Hassen, membre de la Commission internationale sur l’avenir de l’éducation de l’UNESCO et président de l’Institut arabe des Droits de l’Homme, a mis en exergue l’importance de la prise de conscience des enjeux des nouveaux rapports qui caractérisent les personnes et les sociétés d’aujourd’hui avec les inégalités croissantes, les atteintes aux droits des individus et les transgressions des lois internationales qui se trouvent à l’origine des conflits et des guerres à travers le monde, à Gaza, en Iran, au Sénégal et ailleurs…

Cette prise de conscience et la lutte contre ces phénomènes sont la seule voie pour mettre fin aux nombreux affronts que vivent d’innombrables sociétés.

Concernant les différentes compétitions à l’ordre du jour de ce mercredi, les salles réservées à cet effet, au Théâtre municipal de Sousse, au Centre culturel et universitaire Yahia Ibn Omar, à l’Institut français de Sousse, à la Maison de culture Ali Douagi de Hammam-Sousse et à la Maison de culture de Sidi Bou Ali, ont projeté, selon le programme établi pour chaque espace, les courts et longs-métrages, documentaires et de fiction, ainsi que des créations de jeunes cinéastes au volet de la compétition officielle des films pour la jeunesse. 

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