FIFEJ Sousse 2026 : une projection historique en audio-description consacre le “cinéma pour tous” et l’inclusion des personnes en situation de handicap

Published:

Cette 5ème journée du Festival international du film pour l’Enfance et la Jeunesse de Sousse (FIFEJ), en ce vendredi 10 avril 2026, marquera certainement aussi bien la 15ème édition du festival que le cinéma en Tunisie, en proposant pour la première fois à une frange du public en situation de handicap à assister à une projection comme tout autre citoyen.

En incarnant la devise « Cinéma pour tous », en accord avec la philosophie et les objectifs fondateurs du festival, visant en premier lieu à promouvoir la culture visuelle auprès des jeunes, notamment ceux en situation de handicap, le programme de la 15e édition du Festival international du film pour l’Enfance et la Jeunesse de Sousse (FIFEJ) a comporté plusieurs activités et rencontres à l’attention des jeunes de toutes catégories et de toutes franges sociales, y compris ceux en difficulté ou souffrant d’un handicap quelconque.

Dans ce contexte, la cinquième journée du festival de ce vendredi 10 avril 2026, a été consacrée à un événement exceptionnel témoignant de l’engagement du festival en faveur des droits culturels.

Ainsi, le public du Théâtre municipal de Sousse a pu assister à la projection du film « Ma Perception », de Benoît Maestre, un documentaire accompagnée d’une audio-description, car destiné aux personnes malvoyantes qui ont été invitées à y assister.

Un choix délibéré du comité d’organisation du festival sous la houlette d’Aymen Jlili, afin de donner la chance à tous de vivre ces moments émouvants du cinéma.  Une projection qui, rappelons-le, a été organisée en partenariat avec l’association « Ibsar ».

Et dans son intervention, Aymen Jlili, directeur du FIFEJ, a d’abord précisé que ce type de projection est pratiquement absent de nos salles de cinéma et, plus généralement, dans le monde arabe et africain, hormis quelques récentes initiatives au Maroc. Il a insisté d’autre part sur la nécessité de tenir compte de ce public en lui proposant cette technique de l’audio-description dans la programmation des films.

Une projection qui a donné lieu à un vif intérêt de la part du public du Théâtre municipal de Sousse, dont des enfants en situation de handicap qui n’ont pas caché leur joie de découvrir cette expérience sous cette forme de projection en audio-description, souhaitant voir prochainement plus de films dans ce genre, et surtout ceux d’expression arabe adaptés à leurs besoins. Tout comme leurs parents qui les ont accompagnés, saluant cette louable initiative du FIFEJ de Sousse, appelant à la multiplication de ce genre de projection afin que leurs enfants puissent profiter du cinéma comme tout un chacun parmi leurs camarades et partager ces moments de bonheur en famille.

La projection du film « Ma Perception », du réalisateur français Benoît Maestre, n’était pas le seul événement programmé pour cette cinquième journée du FIFEJ dans le cadre de la section spéciale.

Le Centre culturel et universitaire Yahia Ibn Omar a accueilli des projections du projet « From ground Zero », une initiative cinématographique lancée par le réalisateur et producteur palestinien Rashid Masharawi.

Ce projet vise à présenter et à documenter tout ce qui s’est déroulé dans la Bande de Gaza suite aux événements du 7 octobre 2023. Il comprend, entre autres, 22 courts-métrages mêlant fiction, documentaire et films expérimentaux. Toutes ces œuvres ont été tournées durant la guerre et sous le déluge des bombardements sionistes sur Gaza.

La sélection des films du projet « From ground Zéro » comprenait « Gaza aux Oscars », d’Ola Damou, « Les Rêves de Farah et Zahra », de Mustafa Nabih, « Couleurs sous le ciel », de Rima Mahmoud, « Hassan », de Mohamed El Sherif, « Très petits rêves », d’Etemad Washah, « Histoires inachevées », de Nidhal Damou et « Le Vœu », de Rima Mahmoud. Et parmi les films tunisiens projetés au Théâtre Municipal en ce cinquième jour du Festival, figurait « Aya », de Maya Ajmi Id Zalama.

Parallèlement, les ateliers du festival se sont poursuivis, accueillant un grand nombre de jeunes et d’étudiants qui ont participé aux différentes activités. Ainsi, Karim Hammouda a animé l’atelier « Montage », le réalisateur et pédagogue Abdelaziz Bouchmal celui de « Film d’une minute », Khadija Makcher l’atelier « Réalisation », Abdallah Chamekh l’atelier « Film documentaire », Souad Ben Slimane celui de l’« Écriture de scénario », Rasmi Damou du « Films d’animation 1 » et Chaker Kalaï l’atelier « Animation 2 », Sami Qassem l’atelier « Éclairage », Mohamed Al-Adwani pour la « Photographie » et le dramaturge Walid Ayadi l’atelier du « Jeu d’acteur ».

Pour rappel, cette 15ème édition du FIFEJ de Sousse s’achèvera demain samedi 11 avril 2026, inaugurant plusieurs nouvelles sections dont la compétition dédiée aux longs-métrages documentaires avec un programme de qualité comportant séminaires, ateliers interactifs, projections spéciales et plusieurs activités parallèles, et ce, en partenariat avec un certain nombre d’organisations nationales et internationales, dont le Fonds des Nations Unies pour la population (Bureau de Tunis), l’Institut arabe des Droits de l’Homme et les associations « Ado+ » et « Ibsar ».

Actualités.