Le secrétaire général régional des Syndicats des forces de sécurité de l’Ariana, Ezzedine Fathali, a mis en garde contre la multiplication du nombre de ressortissants Subsahariens en Tunisie.

« Au cours des dernières semaines, des subsahariens affiliés à l’organisation terroriste Boko Haram ont été arrêtés par les forces sécuritaires tunisiennes », a-t-il déclaré, ce mercredi 29 décembre 2021, sur Jawhara fm, soulignant la nécessité de reconsidérer le dossier des immigrés, de vérifier leur identité et de renforcer les mesures de contrôle aux frontières.

Fathali a fait savoir que la solution ne réside pas uniquement au niveau du volet sécuritaire, mais que toutes les parties prenantes doivent se réunir et discuter de ce sujet qui prend de plus en plus d’ampleur.

Le sécuritaire a rappelé que la porte avait été ouverte aux ressortissants Subsahariens suite au sommet tuniso-africain, organisé en 2014 sous le thème  » la Tunisie et l’Afrique : pour une stratégie d’intégration durable ». Selon ses dires, en annulant le visa d’entrée en Tunisie, les responsables cherchaient à attirer les hommes d’affaires et les investisseurs africains, sauf qu’en réalité, cette mesure n’a attiré que ceux qui cherchent à immigrer en Europe et les ouvriers sans niveau remarquable.

Rappelons qu’une unité sécuritaire conjointe entre la police judiciaire, le poste de police de la Soukra et l’unité de secours de l’Ariana a réussi à arrêter huit personnes d’origine subsaharienne accusées de tentative de meurtre.

Une source sécuritaire citée par l’agence TAP a indiqué que l’arrestation a eu lieu suite à une course-poursuite qui s’est poursuivie jusqu’à l’aube du mardi. Les assaillants sont impliqués dans la tentative d’assassinat d’un jeune tunisien qu’ils ont poignardé avec un couteau.

Pour sa part, le bureau régional des Syndicats des forces de sécurité de l’Ariana a exprimé son regret face à la récurrence de tels incidents, notant avoir auparavant alerté et mis en garde contre les répercussions négatives de ces phénomènes sur la paix sociale dans un certain nombre de quartiers de l’Ariana.

Ces zones, ajoute-on, témoignent une présence intense des communautés subsahariennes « face au silence des décideurs, des autorités politiques, de la société civile et des organisations de défense des droits de l’homme ».