Alors que l’élévation du niveau de la mer pourrait mettre directement en danger plus de 800 millions de personnes dans les villes côtières d’ici à 2050, seulement 9% du financement de l’action climatique est consacré à l’adaptation et à la résilience des villes, a prévenu dimanche le Secrétaire général de l’ONU.

Dans un message publié à l’occasion de la Journée mondiale des villes, António Guterres a réclamé une détermination renouvelée à relever les défis urbains, à atténuer les risques et à trouver des solutions durables. « Ensemble, nous pouvons transformer nos villes et, ainsi, transformer notre monde », a déclaré le Secrétaire général.

Selon lui, en tant que pôles d’innovation et d’ingéniosité humaine, les villes peuvent mener une action transformatrice pour réaliser les objectifs de développement durable et bâtir un monde sans carbone, résilient face aux changements climatiques et socialement juste.

Le thème retenu cette année pour la Journée mondiale des villes est « Adapter les villes à la résilience climatique ». Les villes sont les épicentres de la pandémie de Covid-19 et sont en première ligne de la crise climatique.

Plus d’un milliard de personnes dans le monde vivent dans des implantations sauvages, dont 70% sont très exposées aux changements climatiques. 

Mesures d’atténuation

Les villes des pays en développement profitent bien moins du financement de l’action climatique que celles des pays développés. « Cela doit changer : la moitié du financement de l’action climatique devrait être consacrée aux mesures d’atténuation », a dit M. Guterres.

« Nous devons adopter une approche inclusive et axée sur l’être humain de la planification, de l’édification et de la gestion des villes », a-t-il ajouté, notant que les infrastructures résilientes, les systèmes d’alerte rapide et les instruments financiers qui permettent d’atténuer les risques sont autant d’outils essentiels pour les villes, qui s’efforcent de s’adapter et de protéger la vie et les moyens de subsistance de leurs habitants. 

« Les villes peuvent montrer la voie à suivre pour mieux se relever après la pandémie, réduire les émissions à l’échelle et à la vitesse nécessaires pour la planète et garantir un avenir résilient à des milliards de personnes », a conclu le Secrétaire général.