Le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, s’est rendu la nuit d’hier, lundi 07 Mars, au domicile de Noureddine Bhiri, qui a quitté, auparavant, l’hôpital Habib Bougatfa, et rentré hier chez lui, après la levée de l’assignation à résidence à son encontre, suite à une décision du ministère de l’Intérieur.

« La levée de l’assignation à résidence et la libération de Noureddine Bhiri devraient être un nouveau point de départ dans le paysage du pays, dont les fondements sont la tolérance et le dialogue », a indiqué Ghannouchi.

Dans une déclaration à l’agence de presse turque Anatolie ce mardi à l’aube, le président de l’Assemblée dont les travaux sont suspendus, a évoqué « un moment historique », « on dirait que le militant Noureddine Bhiri est revenu d’un autre monde, l’espoir pour sa survie était faible, il mourait peu à peu sous nos yeux, et nous étions incapables de faire quoi que ce soit », a-t-il ajouté en substance.

Et de poursuivre : « nous considérons que la Tunisie n’a pas besoin de ce type de vindicte, pour régler ses problèmes économiques, sociaux et politiques, ce qui s’est passé nous rappelle, des choses contre lesquelles la révolution s’est déclenché ».

« La Tunisie a besoin de tolérance et de dialogue, et de reconnaissance de l’ensemble de ses enfants afin qu’elle profite de tous, nous avons besoins d’un affrontement des idées et non des corps », a-t-il souligné.

Ghannouchi a appelé à la libération de chaque détenu, dont l’ancien bâtonnier, Abderrazek Kilani, que « nous souhaitons bientôt au milieu e sa famille », en a-t-il formulé le vœu.