Le président palestinien Mahmoud Abbas assure que les pays occidentaux auraient dû appliquer les mêmes sanctions à Israël que celles infligées à la Russie.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a pointé du doigt le dimanche 27 mars un « deux poids deux mesures » des Occidentaux, prompts à invoquer le droit international pour imposer des sanctions à la Russie qui a envahi l’Ukraine, mais pas à Israël pour ses « crimes » dans les territoires palestiniens.

La Palestine n’a pas condamné l’invasion récente de l’Ukraine par la Russie, puissance membre du Quartette pour le Proche-Orient et pays qui reconnaît officiellement la Palestine comme un État, contrairement aux États-Unis et la majorité des pays européens. Cette réticence a irrité des diplomates occidentaux à Jérusalem et dans les territoires palestiniens.

Une situation « d’apartheid »

Lors d’une conférence de presse aux côtés du chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, le président palestinien, qui a eu 87 ans samedi, a tancé le « deux poids deux mesures » des Occidentaux sur les dossiers de l’Ukraine et des Territoires palestiniens. Amnesty International, Human Rights Watch et l’ONG israélienne B’Tselem accusent Israël d’avoir instauré un régime d’« apartheid » à l’égard des Palestiniens.

« Les événements actuels en Europe ont fait apparaître des doubles standards flagrants », a déclaré Mahmoud Abbas. « Malgré les crimes de l’occupation israélienne, qui s’apparentent à du nettoyage ethnique et à de la discrimination raciale et qui ont été reconnus par les organisations de droits humains internationales, nous ne trouvons personne pour tenir responsable Israël qui agit comme un État au-dessus du droit. »