Par Youssef Lachkhem, directeur de l’Établissement National pour la Promotion des Festivals et des Manifestations Culturelles et artistiques Les festivals internationaux se définissent par le choix des artistes qui font leurs programmations ainsi que par leurs rôles dans les politiques culturelles d’un pays. Le label d’un projet ou acte culturel doit répondre à des conditions et des critères qui lui donnent une certification.

Depuis sa création, le festival international de Carthage est un label informel sans texte de loi. A partir de ce constat connu de tous, il fallait redonner à notre festival, ce fleuron de notre action culturelle, la valeur qui lui est due de par son Histoire, les artistes qui ont fait sa renommée et la qualité des spectacles qu’il a accueilli.

Le FIC a une valeur qui lui a été accordée par l’État dès sa mise en place depuis les années 60 en tant que moteur pour la politique culturelle et aussi via des acteurs culturels qui croient en la diversité et qui ont eu l’audace de programmer des artistes et fait découvrir au public un certain art et une certaine esthétique artistique.

Grâce au FIC nous avons pu découvrir beaucoup des créations nationales et internationales et une réelle dynamique artistique grâce à laquelle le passage d’un artiste sur la scène de Carthage est devenu primordial pour le rayonnement de sa carrière. La direction du FIC et l’Établissement National pour la Promotion des Festivals et des Manifestations Culturelles, travaillent en étroite collaboration pour déceler dans les témoignages des pionniers et des anciennes directions le rôle qu’a pu jouer le FIC dans l’exécution des politiques culturelles.

Le FIC est un projet qui se construit à travers les années et non un événement éphémère qui a besoin de retrouver sa valeur fondatrice. Par conséquent, il représente pour nous un cheval de bataille dans la mise en place d’une politique culturelle.