Najla Bouden poursuit Nizar Bahloul en justice

Nos collègues de Business News viennent d’annoncer que la cheffe du gouvernement Najla Bouden vient de traduire en justice le directeur de ce journal électronique, Nizar Bahloul, pour un article dans lequel il a critiqué la manière dont le gouvernement gère le pays.

Selon la même source, c’est la ministre de la Justice Leïla Jaffel qui a déposé une plainte au parquet près le Tribunal de première instance de Tunis et pour le compte de Najla Bouden.

La plaignante a accusé Business News de « diffamation, publication de fausses informations, allégations mensongères contre un fonctionnaire public et injures contre la cheffe du gouvernement ».

La plainte a même accusé que l’article a « des conséquences touchant la sûreté du pays et cherche à atteindre les institutions de l’État ».

Accompagné de son avocate Me Zeineb Askri (du cabinet Fethi El Mouldi), le directeur de Business News Nizar Bahloul s’est présenté devant la brigade criminelle.  

Selon Business News, l’instruction s’est déroulée dans de bonnes conditions se limitant exclusivement aux faits. Les agents de la Criminelle ont fait preuve d’un professionnalisme exemplaire.

Toujours selon la même source : « Plus d’une heure après l’interrogatoire, l’agent de la Criminelle informe M. Bahloul qu’il doit consulter le parquet pour savoir s’il faut le libérer ou s’il y a un mandat de dépôt à son encontre.  

La réponse arrive à peu près une heure plus tard avec la décision de libération. Le représentant du parquet nous transmet, cependant, un message, signifiant son total respect de la liberté de la presse et des journalistes. »

Face cette tournure inquiétante des évènements dans le traitement avec la presse en Tunisie, on ne peut que s’inquiéter au sujet de la liberté d’expression seul acquis de la révolution.