Innocentée, Saida Agrebi remercie la justice tunisienne

La Chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de corruption financière auprès de la Cour d’appel de Tunis a prononcé un non-lieu en faveur de l’ancienne présidente de l’Organisation Tunisienne des Mères, Saida Agrebi, et a décidé de suspendre les poursuites dans l’affaire de détournement de biens publics.

Les investigations ont touché trois autres anciens responsables de l’OTM, qui ont continué à exercer au sein de cette organisation après le départ de Saïda Agrebi en France.

Ils ont été condamnés à des peines variant entre 4 et 6 ans de prison et des amendes variant entre 10 000 et 30 000 dinars.  

Jointe par téléphone pour commenter son acquittement, Saida Agrebi était aux anges et a déclaré que justice lui a été rendue, avant d’ajouter : « Je suis reconnaissante envers la justice tunisienne qui a rétabli la vérité. J’ai été injustement salie durant des années. Je n’ai jamais rien volé. Au contraire, j’ai laissé 1 million 220 mille dinars dans le compte bloqué de l’OTM à la BNA. Cette somme, qui s’est évaporée après mon départ en France, était destinée à la construction d’un foyer pour les enfants nécessiteux.

J’ai toujours dit que je n’ai jamais craint d’affronter la justice, car mes mains sont propres et que je n’ai commis aucun abus au sein de l’OTM. D’ailleurs, je n’ai jamais pensé m’évader de mon pays, la Tunisie, que j’aime énormément, mais j’ai été contrainte de rester en France lorsqu’on s’est acharné sur moi.

Je rappelle d’ailleurs que j’ai quitté la Tunisie d’une manière légale, contrairement à ce qu’on fait croire. J’ai toujours dit que je suis prête à revenir dans mon pays et à affronter tout ce qui a été tramé sur mon dos devant une justice indépendante et dans un réel État de droit.

Après un long combat très douloureux heureusement que la justice tunisienne a prouvé mon innocence. »

Rappelons que Saida Agrebi vit depuis une dizaine d’années en tant que refugiée politique en France où elle préside l’organisation non gouvernementale OISAT/WASAT (Organisation internationale de Solidarité, d’Amitié et de Tolérance).

N.B.M