Le directeur de la police technique et scientifique au ministère de l’Intérieur, Chahir Gdaim, a affirmé, ce mercredi 02 Mars, que l’adoption du dispositif des passeports biométriques en Tunisie est devenue contraignant et inévitable.

Dans un entretien accordé à Shems, le responsable a indiqué que la mise en œuvrer de tel dispositif est, désormais, une nécessité ; la Tunisie étant parmi les rares pays qui ne l’adoptent pas.

Il a ajouté que son adoption était retardée à 2024, signalant que dans le cas où ce dispositif n’est pas mis en place, le Tunisien serait incapable de voyager.

Chahir Gdaim a, de même, fait savoir que le passage à la carte d’identité biométrique est devenu contraignant, étant donné que la base des données personnelles est principalement liée au système d’identité.

Il a, également, insisté sur la crédibilité du passeport tunisien, le considérant comme étant « parmi les passeports les plus crédibles, pour être lié à une base de données forte ».

Le classement mondial des passeports repose sur le nombre de visas et non sur la crédibilité, a-t-il précisé.

Au sujet de la carte d’identité biométrique, il a indiqué qu’elle va être valable jusqu’en 2050.

La puce dans la carte d’identité biométrique s’inscrit dans le cadre de la protection des données personnelles, a-t-il souligné, précisant que la profession ne sera pas mentionnée sur la CIN.

Les données liées à l’identité et à la photo seront inscrites dans la puce.

Chahir Gdaim a admis le retard pris en matière d’adoption de la CIN biométrique, bien que le ministère ait été pionnier, et ait présenté un projet là-dessus depuis bien longtemps. 

Il a encore souligné que la version papier de la CIN peut être utilisée dans des opérations d’escroquerie, ou autres usages des données personnelles, considérant la CIN biométrique comme étant l’alternative, d’autant qu’elle devient inutilisable à la simple annonce de sa perte, ou en cas de décès.

La carte d’identité biométrique est un projet national auquel participe le ministère des Technologies de la Communication, avec la consultation de l’instance nationale de protection des données personnelles, a-t-il fait savoir.

Il a expliqué que les données allaient être détaillées, dans la mesure où il y aura une base de données consacrée à l’empreinte, une autre à la photo et une troisième à l’identité.