Les coupures d’eau et d’électricité exaspèrent les citoyens, surtout en pleine période de fortes chaleurs. Cette colère est compréhensible. Personne ne peut accepter que des services aussi essentiels soient interrompus à répétition.
Mais transformer cette colère en barrages routiers est une erreur. Bloquer les routes, c’est pénaliser des citoyens qui ne sont responsables de rien : des travailleurs, des malades, des familles, des élèves et des automobilistes qui subissent, eux aussi, les mêmes coupures.
Protester est un droit. Prendre les autres en otage ne l’est pas. Une revendication, aussi légitime soit-elle, perd de sa crédibilité lorsqu’elle porte atteinte aux droits d’autres citoyens.
Les autorités doivent assumer leurs responsabilités et apporter des solutions rapides et durables. Les citoyens, eux, doivent faire entendre leur voix sans transformer leur combat en nuisance collective.
La colère ne doit en aucun doit viser et perturber la vie de ceux qui en sont déjà les premières victimes.
