Projet gazier GTP-T:  La vérité sur le bras de fer entre l’ETAP et Jereh  

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La publication sur les réseaux sociaux du courrier adressé par la société chinoise spécialisée dans l’ingénierie pétrolière et gazière Jereh Oil & Gas Engineering Corporation, qui gère en partie en Tunisie la station du pipeline transportant le gaz du Sud, à ses employés tunisiens, a provoqué un tollé.

En effet, dans ce courrier, l’entreprise chinoise a informé ses employés qu’elle se voyait contrainte de mettre fin à leurs contrats de travail, accusant la Société Tunisienne des Activités Pétrolières (ETAP) de ne pas lui avoir versé ses paiements depuis plus de neuf mois.

La société chinoise ajoute que le non-respect, par le maître d’ouvrage du projet, de ses engagements financiers lui a causé une grave crise de trésorerie, qui l’a poussée à procéder au licenciement de ses employés à compter du 10 mai 2026.

Cette annonce a naturellement provoqué la colère des employés concernés ainsi que la réaction de nombreux Tunisiens, qui se sont attaqués à l’ETAP, accusée de ne pas avoir honoré ses engagements contractuels.

Bien que l’ETAP n’ait, comme à son habitude, pas réagi aux accusations portées contre elle, plusieurs sources indiquent que la situation actuelle ne résulterait pas d’un défaut de paiement de sa part, mais plutôt d’un différend avec la société étrangère concernant le non-respect de certaines obligations contractuelles prévues dans l’accord liant les deux parties.

Selon ces mêmes sources, plusieurs manquements contractuels auraient été constatés. L’entreprise chargée de l’entretien d’une partie du pipeline transportant le gaz du Sud n’aurait pas procédé aux opérations de vérification et d’inspection des travaux par un bureau de contrôle agréé, conformément aux spécifications techniques prévues par le contrat. Elle n’aurait pas non plus fourni à l’ETAP les certificats techniques des différentes phases du projet requis à ce jour.

Étant donné que ces obligations ne constituent pas de simples formalités administratives accessoires — puisque, dans un projet de gestion d’une station de traitement de gaz, les inspections et certifications par des organismes agréés représentent des garanties fondamentales de sécurité industrielle, de conformité technique et de protection des intérêts du maître d’ouvrage — et vu que les manquements reprochés à Jereh sont précis et documentés, l’ETAP aurait été obligée de suspendre temporairement les paiements, conformément aux dispositions contractuelles en vigueur et dans le strict respect des procédures légales et réglementaires applicables.

Reste maintenant à l’ETAP à sortir de son silence et à répondre aux accusations formulées par la société Jereh afin d’éclairer toute la vérité sur cette affaire.

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