Le tourisme tunisien fait face à un recul préoccupant de ses deux principaux marchés de proximité, algérien et libyen. En septembre 2026, les arrivées de visiteurs algériens ont chuté de 40,1 % par rapport au même mois de 2025, tandis que celles des Libyens ont diminué de 17,6 %.
Sur les neuf premiers mois de l’année, la baisse atteint 6,8 % pour le marché algérien et 12,2 % pour le marché libyen, soit un recul cumulé de 8,8 % pour les deux marchés.
Cette évolution s’explique notamment par les nouvelles règles relatives à l’allocation touristique en Algérie, les difficultés économiques et monétaires en Libye, ainsi que par l’évolution des habitudes de voyage. Les problèmes rencontrés en Tunisie durant l’été, notamment les coupures d’électricité et d’eau et les pénuries d’eau minérale, auraient également affecté les conditions de séjour dans les hôtels, les restaurants et les locations saisonnières.
Face à cette situation, la relance de ces deux marchés nécessite des offres adaptées aux budgets des familles, une meilleure promotion, une diversification des produits touristiques et des stratégies commerciales ciblées. L’amélioration de la qualité des services et la garantie de conditions d’accueil fiables, particulièrement en haute saison, constituent également des priorités.
Au-delà des actions promotionnelles, la reconquête des clientèles algérienne et libyenne représente un enjeu stratégique pour la compétitivité et la pérennité du tourisme tunisien. Elle passe par la restauration de la confiance des visiteurs, l’amélioration de leur expérience et la capacité à leur proposer des séjours accessibles, confortables et de qualité.
Nour B.M
