L’évènement du baptême du navire « GNV Aurora », deuxième unité de la flotte de GNV propulsée au gaz naturel liquéfié (GNL), a constitué une occasion privilégiée pour la compagnie maritime italienne de réaffirmer l’importance stratégique des liaisons entre l’Europe et l’Afrique du Nord dans son plan de développement.
S’exprimant lors d’un point de presse organisé à Tétouan, au Maroc, en marge de la cérémonie de baptême du « GNV Aurora », le directeur général de GNV, Matteo Catani, a souligné que la Tunisie représente un marché de premier plan pour la compagnie, qui transporte chaque année plusieurs centaines de milliers de passagers sur les lignes reliant la Tunisie à l’Italie.
« GNV est présente sur les liaisons entre la Tunisie et l’Italie depuis plus de vingt ans et nous considérons ce pays comme un marché historique et structurant pour notre développement en Méditerranée. C’est pourquoi nous œuvrons continuellement à améliorer la qualité des services, le confort à bord, la fréquence des traversées et la compétitivité tarifaire afin de répondre aux besoins de la diaspora tunisienne vivant en Europe », a-t-il déclaré.
Le directeur général de GNV a rappelé qu’outre les lignes traditionnelles La Goulette-Gênes et La Goulette-Palerme, la compagnie a récemment renforcé son offre avec une liaison directe entre Tunis et Civitavecchia (Rome), afin de réduire les temps de traversée et d’offrir davantage de flexibilité aux voyageurs.
Concernant les tarifs, Matteo Catani a reconnu l’impact de la hausse des coûts du fioul et du contexte géopolitique. Il a toutefois assuré qu’ils devraient rester globalement stables cet été grâce à l’augmentation des capacités de transport.
Il a également rappelé que les réservations anticipées permettent de bénéficier de réductions pouvant atteindre 40 %, tout en insistant sur le fait que « le ferry reste aujourd’hui le moyen de transport le plus efficient et le plus compétitif ».
S’agissant de l’éventualité de desservir d’autres ports tunisiens, notamment ceux de Sfax et de Zarzis, Matteo Catani a indiqué que ce projet existait effectivement, mais qu’il n’était pas à l’ordre du jour pour le moment.
Il a néanmoins réaffirmé que GNV était prête à développer davantage ses activités en Tunisie si les conditions du marché et les infrastructures portuaires le permettaient.




