La Tunisie confirme son positionnement parmi les économies les plus innovantes du continent africain en se hissant à la 5ᵉ place selon l’Indice mondial de l’innovation 2025 publié par Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. À l’échelle mondiale, le pays occupe désormais la 76ᵉ position, enregistrant une progression notable par rapport à l’année précédente, ce qui traduit une dynamique positive de son écosystème d’innovation.
Ce classement, qui évalue plus de 130 économies à travers plusieurs indicateurs clés, prend en compte la qualité des institutions, le capital humain, la recherche, les infrastructures ainsi que la production technologique et scientifique. Dans ce contexte, la Tunisie parvient à se distinguer grâce à un socle solide en matière de compétences, notamment dans l’enseignement supérieur et les technologies de l’information, tout en affichant une capacité croissante à intégrer l’innovation dans son tissu économique.
À l’échelle africaine, le pays figure désormais parmi les leaders du continent, derrière des économies comme l’île Maurice, le Maroc, l’Afrique du Sud et les Seychelles, confirmant ainsi son rôle d’acteur crédible dans le développement technologique régional. Cette performance repose en grande partie sur la qualité de ses ressources humaines et sur un écosystème en mutation, porté par la digitalisation et l’émergence de nouvelles initiatives innovantes.
Cependant, malgré ces avancées, plusieurs défis persistent et freinent encore une progression plus rapide, notamment en ce qui concerne le niveau d’investissement en recherche et développement, l’accès au financement et le renforcement des infrastructures. Ces éléments constituent des leviers essentiels pour permettre à la Tunisie de consolider durablement sa position et de gagner en compétitivité à l’international.
Dans ce contexte, cette montée dans le classement mondial de l’innovation apparaît comme un signal encourageant pour l’économie tunisienne, illustrant à la fois les efforts engagés et le potentiel de développement encore à exploiter dans les secteurs liés à la connaissance et au numérique.

