FIFEJ 2026 : des premières films et courts-métrages inspirants plongent le public dans l’espoir et la résilience des jeunes 

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Mardi 7 avril 2026, les différents films sont entrés en compétition dans les sections programmées pour cette 15ème édition du FIFEJ, à savoir celle des longs-métrages de fiction, celle des longs-métrages documentaires, celle des films pour la jeunesse, amateurs, indépendants et des écoles et la nouvelle venue des courts-métrages.

Des projections qui ont eu lieu au Théâtre municipal de Sousse, à la Maison de culture de Hammam-Sousse, à la salle du Complexe culturel et sportif Yahia Ibn Omar, à la maison de culture d’El-Kantaoui, celle de Sidi Bou Ali et à l’IFT de Sousse.

Lors de ces projections, le public a eu droit à de nombreuses premières de films de long et court métrage dont s’est prévalu, et tout à son honneur le FIFEJ cette année, à l’instar de « Restricted » (CM de 7’), « Anima » (CM de 13’), « L’omniprésent » (CM de 7’), « Nyota, les enfants lumière » (LM de 91’), « Accepte-moi » (LM de 116’), « Un aperçu du passé » (CM de 18’),  « The tale of daye’s family » (LM de 104’), « Sifa, la gardienne de nos terres » (LM de 102’), « Maradona du désert » (LM de 79’), « Pail » (CM de 7’), « Human » (CM de 7’), « Le jour d’Al-Zaqa » (CM de 14’) et « If turtle could fly » (CM de 14’).

Une excellente occasion pour le nombreux public présent, les cinéphiles et les jeunes de la région de découvrir ces œuvres dans ce festival engagé pour le cinéma africain essentiellement et qui sont de haute qualité à plus d’un niveau.

Cela en plus des autres films projetés dans ces différents espaces cités plus haut comme « Where the white cranes dance » (LM), « Sink » (LM), « Sous l’œil de l’olivier » (CM), « The clown of Gaza » (LM), « Ghalia » (CM).

Et parmi les films en compétition qui a retenu l’attention celui réalisé par Vanessa Kabwela et Idriss Gabel de la République démocratique du Congo (RDC), « Nyota, Les Enfants Lumière » qui est un documentaire belge réalisé en 2025 (90 min) dépeignant la résilience d’enfants meurtris par la guerre dans un orphelinat du Kivu, en République Démocratique du Congo. Une guerre dont les enfants sont les premières victimes et qui se trouvent sacrifiés soit en se trouvant « enrôlés » dans les milices en guerre, soit délaissés ou devenus orphelins, leurs parents payant de leur vie à cause de la haine de l’autre…

Le film suit Chantale et Paulin, frère et sœur nés de viols de guerre, cherchant leurs racines et à retrouver leur mère, aux côtés d’autres enfants qui n’ont plus aucun soutien familial.

Tous ces jeunes enfants dont certains en bas âge, tentent de se reconstruire une famille de cœur au sein d’un orphelinat dirigé par la Sœur Clotilde, de surmonter leurs traumatismes, chacun relatant son récit d’exil et les tristes expériences qu’il a vécues dans le but de se libérer de ce joug.

« Nyota » qui se traduit en swahili par « Espoir » est le sens profond de cette œuvre, car par leurs échanges, leur solidarité, leur volonté de surmonter cette très difficile étape de leur vie et sous les précieux conseils de leur marraine, Sœur Clotilde, ils parviennent à soigner leurs blessures morales et psychologiques…

Sur un autre plan, il est à rappeler qu’une large partie de ce festival, dédié en premier lieu à la jeunesse, est consacrée aux œuvres de jeunes cinéastes amateurs dans leur première expérience. Et bon nombre parmi les films projetés aujourd’hui font partie de la compétition jeune et venus de différents pays arabes : Palestine, Liban, Yémen, Egypte, Arabie saoudite, Maroc, Syrie et Tunisie, et une participation du Togo.

La projection de tous les films de cette section du genre court-métrage, se poursuivra les jours suivants.

Signalons enfin que lendemain, mercredi 8 avril, s’ouvriront les conférences-débat dont les thèmes sont « Images qui protègent : médiation artistique et innovation contre les violences en vers les adolescent-es » et « Les enfants s’engagent ensemble face aux discours de haine ».

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